Le traitement de base votre médecin : anti-douleurs et anti-inflammatoires

Avant même d'aller voir un médecin qui pourra confirmer le diagnostic de hernie discale, vous avez la possibilité d'acheter des médicaments en vente libre. En effet, en attendant mieux, il est toujours possible de prendre des anti-douleurs basiques : du paracétamol ou de l'acétaminophène (doliprane ou tylénol), mais ceux-ci sont rarement efficaces. Certains anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l'advil ou l'aspirine pourront eux, avoir un effet nettement plus efficace sur une douleur assez modérée. En cas de douleur plus prononcée ou non soulagée par ces médicaments, il sera en revanche nécessaire de consulter un médecin afin qu'il vous prescrive quelque chose de plus efficace. Le plus souvent, il se tournera vers des anti-inflammatoires non stéroïdiens plus forts comme le diclofénac (voltarène), le piroxicam (cycladol) ou le kétoprofène. Selon votre douleur, il pourra aussi juger utile d'accompagner ce traitement d'un anti-douleur plus puissant comme l'Ixprim ainsi que d'un décontractant musculaire si votre douleur provoque aussi des contractures musculaires. Exceptionnellement , si votre douleur est particulièrement aiguë, rendant le moindre déplacement particulièrement difficile, le médecin pourra vous prescrire de la cortisone. Ce traitement est en général particulièrement efficace. Vous sentirez une très nette amélioration en moins d'une heure et un soulagement complet en à peine quelques jours. Lorsque les crises se font plus fréquentes, il pourra aussi vous être proposé des infiltrations de ces corticoïdes directement à proximité du nerf. On note souvent une efficacité de ce traitement sur plusieurs mois.

Les remèdes naturels pour limiter les effets secondaires

Si les médicaments prescrits par votre médecin ne vous conviennent pas ou que vous êtes tout simplement adeptes des remèdes naturels, sachez qu'il en existe beaucoup qui pourront soulager votre sciatique. En effet, dans le cas d'une sciatalgie, il ne s'agit pas de soigner la cause du problème (qui se résorbera le plus souvent d'elle-même) mais uniquement de soulager les symptômes, à savoir l'inflammation, la douleur et les éventuels contractures musculaires. Pour cela vous pouvez par exemple utiliser certaines plantes comme l'arnica, la gaulthérie, l'eucalyptus citronné ou la camomille sous formes d'huiles essentielles à appliquer en massages directement sur la zone douloureuse. Ainsi vous profiterez de la chaleur et des bienfaits du massage pendant que les plantes aux effets anti-douleur et anti-inflammatoire pénétreront dans l'organisme par la peau. Certaines plantes comme la camomille, le saule blanc ou les feuilles de cassis pourront, elles, être prises sous forme de tisanes, de gélules ou de décoction. Enfin, certaines personnes préfèrent se tourner vers l'homéopathie, qui semble donner de bons résultats chez un certain nombre de patients.

Sport et médecine alternative pour des effets à long terme

Si les médicaments, qu'ils soient d'origine naturelle ou à base de molécules chimiques, peuvent être efficaces dans le traitements de la douleur, il existe d'autres moyens de se débarrasser durablement de la douleur. La pratique de certains sports ou exercices simples pourront se révéler particulièrement efficaces lorsqu'il s'agit de repousser autant que possible la prochaine crise de douleur sciatique. La natation et le yoga sont probablement les deux sports rois dans ce domaine. Ils vous permettront de renforcer la musculature de votre dos et de votre sangle abdominale en douceur. Ainsi le poids pesant sur votre colonne vertébrale sera atténué et mieux réparti, et cela vous permettra aussi d'adopter de bonnes postures. Si vous n'êtes pas un grand sportif, vous pouvez aussi consulter certains praticiens de médecines alternatives dont les techniques sont particulièrement efficaces dans le traitement de la sciatique. Ainsi, un kinésithérapeute pourra vous procurer un certain soulagement grâce à des massages mais aussi vous faire pratiquer des exercices pour renforcer votre musculature et améliorer votre posture. Un ostéopathe ou un chiropracteur pourront eux, vous proposer des réajustements de votre colonne et de vos muscles grâce à des manipulations précises de votre corps.

La chirurgie en urgence ou en dernier recours

Lorsque vous souffrez d'une sciatalgie provoquée par une hernie discale, votre médecin choisira le plus souvent de traiter uniquement la douleur. Il le fera le plus souvent grâce à la prescription de médicaments, et en vous prodiguant des conseils sur les bonnes habitudes à adopter dans la vie quotidienne afin de réduire le risque de crise. Pourtant, dans certains cas assez rares, quand plus rien ne semble pouvoir soulager votre sciatique, la solution de la chirurgie pourra être proposée en dernier recours. Certains situations seront aussi considérées comme des urgences et la chirurgie sera alors inévitable. C'est le cas lors de déficit neurologique évident ou de syndrome de la queue de cheval, lorsque plusieurs racines du nerf sciatique sont touchées en même temps (S2 à S4), provoquant, en plus de la douleur, incontinence urinaire et anale et dysfonctionnement érectile. les techniques chirurgicales sont multiples mais visent toutes à réparer, remplacer ou réduire le disque endommagé afin de soulager la pression exercée sur les racines du nerf sciatique et ainsi soulager la douleur. Parmi ces techniques, on peut citer la chimionucléolyse, la nucléoplastie, l'annuloplastie électrothermique intradiscale, la discectomie, la laminectomie, la discectomie cervicale antérieure avec fusion, la stabilisation dynamique ou le remplacement artificiel de disque. Votre chirurgien sera là pour vous conseiller les meilleures options en fonction de votre profil et des risques qu'une chirurgie présente toujours.